NOM :             TCHERNOBILSKI              ( CSERNOBILSKI)

PRÉNOM:        Raysa

NÉE LE :               9 Décembre 1902 à Homel  – Russie -

NATIONALITÉ :     Réfugiée Russe apatride

DEMEURANT :     Hôtel Windsor – Monte-Carlo

PROFESSION :          Sans profession

 

LIENS AVEC SZKOLNIKOFF :

Est devenue l’épouse de SZKOLNIKOFF depuis le 17 Novembre 1933.

Il ne semble pas qu’ils aient vécu ensemble depuis l’arrivée de SZKOLNIKOFF en France en 1933.

 

FAITS REPROCHÉS :

… « Il s’en faut d’ailleurs beaucoup que SZKOLNIKOFF, bien que ne vivant pas avec sa femme, l’ait oubliée au cours de la période prospère qu’il a traversée depuis la guerre.

-          Mr. CHOISIT déclare – (P.V. d’audition du 8.2.45) que Mme. TCHERNOBILSKI recevait de grosses sommes, sur lesquelles il ne peut donner de précisions.

-          Mr. MARTINAUD confirme que SZKOLNIKOFF assurait une rente à sa femme, qui vivait à MONACO d’une façon très large – (P.V. d’audition du 19.1.1945)

-          C’est BLANCHET, actuellement en fuite, qui était chargé du paiement de cette pension.

Il n’a donc pas été possible de recueillir des renseignements précis sur le montant exact des sommes ainsi versées par SZKOLNIKOFF à sa femme. Mais on croit pouvoir assurer que la pension, régulièrement versée était de l’ordre de 500.000 Frs. »[1]

 

 

PROCÉDURE :

 

04-04-1945 – Rapport sommaire de l’Inspecteur MARTEL

11-07-1945 – Avis de décision du 2ème Comité de confiscation départemental  de la Seine :

                         Confiscation : 1.900.000.000 frs.

                         Amende        : 2.000.000.000 frs.  

10-09-1945 – Introduction d’un recours devant le Conseil Supérieur

29-05-1946 – Rejet du recours par le Conseil Supérieur

02-10-1946 – Rapporteur du Comité propose remise solidarité :

Confiscation : 3.000.000 frs

Amende        : 3.000.000 frs

29-11-1946 – Rejet du Conseil Supérieur

03-12-1946 – Maintien de la solidarité totale

09-05-1947 – Avis de décision de rejet par le Conseil supérieur

25-09-1952 – Levée du séquestre par TGI de MONACO

18-10-1952 – Ordonnance de levée de séquestre et quitus de Mme TCHERNOBILSKI

 

DÉCISION FINALE :

DESOLIDARISÉE

 

COMMENTAIRES :

 

Bien que Mme TCHERNOBILSKI ne vivait pas avec son mari et était en instance de divorce,
celle-ci, de l’aveu des principaux protagonistes, a bénéficié de manière très large des profits illicites de SZKOLNIKOFF.

Finalement, il semble que sa seule contribution au paiement de la dette fut la vente de biens mobiliers  pour la somme de 72.800 frs moins les frais de 10.920 frs, soit un total de 61.800 frs  fiche du TP du 16ème n’apparaît en 1950 que la somme de 569,00 frs au 28 Mars 1950 ?

… « Que ces biens ont été vendus aux enchères publiques par le ministère de Mes. PISSARELLO et MARQUET, huissiers, le quinze Mai mil neuf cent quarante-huit, et que le produit de cette vacation, après défalcation faite des frais pour parvenir à la vente, s’est élevé à SOIXANTE UN MILLE HUIT CENT QUATRE VINGT Francs.

Que le produit de cette vente a été viré au compte chèque postal nº 3712 Receveur des Domaines à Nice, pour être porté en déduction des sommes auxquelles Mme CSERNOBILSKI Raysa, épouse SZKOLNIKOFF, avait été condamné au titre des profits illicites. »…[2]

[2] Ordonnance de levée de séquestre du TGI de MONACO du 18-10-1952